Nicolas Vladyslav

Le parcours artistique de Nicolas Vladyslav débute très jeune, sur la piste de l’école du cirque d’Amiens. Il se poursuit en Nouvelle-Calédonie, où il découvre la danse classique avec Sylvie Coqueugniot et la danse moderne avec Thierry Bain. Déterminé à s’y consacrer, il intègre en 1995 le cursus danse classique du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Boulogne- Billancourt, avant de se perfectionner en danse contemporaine entre 1996 et 1999 au sein du Conservatoire national supérieur musique et danse (CNSMD) de Lyon.

Nicolas Vladyslav débute sa carrière de danseur professionnel en participant à la création d’Ondes de Choc de Denis Plassard en 2000, puis il rejoint Michèle Anne De Mey pour sa pièce Utopie, en 2001. À cette occasion, il rencontre Sidi Larbi Cherkaoui, et participe ensuite à ses créations pour les Ballets C de la B Foi en 2003 et Tempus Fugit commissionné par le Festival d’Avignon en 2004. Ensemble, ils montent Corpus Bach, duo accompagné par le violoncelliste Roel Dieltiens et présenté en 2005 à Bruges. Entre 2004 et 2006, Nicolas a également assisté Sidi Larbi Cherkaoui lors de ses créations In Memoriam et Mea Culpa pour les Ballets de Monte-Carlo , Loin pour le ballet du Grand théâtre de Genève, ainsi que pour End du ballet Cullberg. En 2005, il collabore avec les danseuses et chorégraphes Argentines Constanza Macras et Lisi Estaras à la création de No Wonder, présenté à la Schaubühne de Berlin. En 2006, il retourne en Nouvelle-Calédonie pour créer et présenter le duo Transportés avec Ali Thabet.

L’année 2007 marque le début d’une intense collaboration avec Lisi Estaras et les Ballets C de la B qui se poursuit aujourd’hui. Aux côtés de la danseuse d’Alain Platel qui chorégraphie ses propres spectacles, il participe à des créations entre danse contemporaine et performances improvisées avec Patchagonia (Les Tanneurs, Bruxelles, 2007), Bolero (Festival van Vlandereen / Square Brussels, 2009), Primero {Erscht} (Les Tanneurs, Bruxelles, 2010), ou encore Soup (les Ballets C de la B, Gand, 2010). En 2012, A distancia, co-produit avec le Teatro Real de Cordoba, est un projet novateur mené entre Carina Bustamante en Argentine et Lisi Estaras à Bruxelles. Pour sa part, la création « Dans Dans » marque une première collaboration avec le collectif het KIP, présentée à Gand en 2011, qui s’est poursuivie jusqu’en 2013. Het KIP invite alors Nicolas Vladyslav à la formation du trio Ladycock (Campo, Gand, 2015).

En 2016, toujours aux côté de Lisi Estaras, il crée Monkey Mind, coproduction entre les ballets C de la B et Platform-K, une association qui favorise le travail d’artistes handicapés avec des artistes valides. Cette pièce à laquelle il participe également en tant que danseur poursuit sa tournée en Europe en 2017. L’année 2016 correspond aussi au retour de Nicolas Vladyslav sur la scène du Festival d’Avignon avec We’re pretty fuckin’ far from okay duo avec Lisbeth Gruwez. La danseuse et chorégraphe est notamment célèbre pour son travail avec Jan Fabre ; elle a depuis créé la compagnie Voetvolk. Une tournée importante est programmée pour cette pièce qui, après donc le Festival d’Avignon, mais aussi le Festival de Genève ou le Kunstfest de Weimar en 2016, mènera le duo en 2017 sur les scènes du KVS de Bruxelles, du Teatro Central de Seville, du Théâtre de la Bastille à Paris, ou encore de la Biennale de Venise.

Parallèlement à son parcours sur les plus grandes scènes internationales, Nicolas participe à des projets de compagnies d’amateurs et donne des masterclass en Belgique où il réside, mais aussi à l’étranger. Il a également chorégraphié pour le cinéma et la publicité et collaboré à des lms d’animation dansés. Sculpteur sur bois (il est l’auteur de l’étonnante structure que porte Lisi Estaras dans son solo La Esclava créé avec Ayelen Parolin en 2015), se déplaçant rarement sans un appareil photo, Nicolas Vladyslav a ectionne également la vidéo, en particulier la pratique de l’autoportrait dansé.