Marion Sage

 

À travers la recherche chorégraphique, l’écriture et l’enseignement, j’imagine mes projets actuels comme des enquêtes pouvant être restituées et partagées sous différents formats et dans des divers contextes.
Mon ancrage dans le chorégraphique et la performance se fonde d’abord sur la découverte des outils de l’analyse du geste et de l’histoire du spectacle vivant à travers une formation en « études en danse » à l’Université Paris 8 (en licence et en master), à la Freie Universität de Berlin et à l’Université de Lille (en doctorat). Ma thèse s’est concentrée sur l’exil français de danseuses et danseurs d’expression engagé.e.s « à gauche ». Depuis plusieurs années, j’enseigne également au département Danse et performance de l’Université de Lille ; l’espace des séminaires me permet de mettre en place des dispositifs où se répondent et se co-construisent les expérimentations corporelles, les réflexions sociales et philosophiques contemporaines et l’analyse critique.
A côté de la recherche universitaire, j’ai suivi la formation chorégraphique à l’Abbaye de Royaumont sur le thème de la « citation en danse ». A la suite de cette formation, le Vivat d’Armentières m’a accueilli pendant un an pour mener une recherche autour du geste de la voix (dans le cadre du dispositif « Pas-à-pas » de la Drac Hauts de France). C’est dans le cadre de Happynest, plateforme de soutien à l’émergence artistique dans le domaine de la performance, sous la direction du collectif de théâtre Superamas, que j’ai commencé ma première pièce chorégraphique Grand tétras (première belge, 2 avril 2020 à la Raffinerie de Charleroi-Danse).
En parallèle à mes propres recherches, je travaille avec d’autres chorégraphes en tant que performer (Thibaud Le Maguer, Liaam Iman, Gabriel Beck) ou en tant qu’accompagnatrice au projet (Danya Hammoud). Avec l’artiste sonore Anne Lepère, nous inventons des performances et ateliers autour de récits croisant des mythologies et des recettes de cuisine.