Cie Mossoux-Bonté

« Obsessions, trouble, sinuosités entre les disciplines, surprenantes anfractuosités. Les matières que manipulent, traitent, diffractent Nicole Mossoux et Patrick Bonté ont en commun de charrier une inquiétante étrangeté. Depuis 1985, le tandem de créateurs imagine des univers se jouant des frontières. Elle est danseuse et chorégraphe, il est metteur en scène et dramaturge, leurs projets, pilotés alternativement et nourris d’arts plastiques, de musique ou de silences, autant que de psychanalyse, embrassent l’inexploré, la sensibilité et l’inconscient, tout en s’adressant à notre imaginaire. »
Marie Baudet, 2018
 
Nicole Mossoux
Après une formation en danse classique et des études à Mudra, l’école de Maurice Béjart, Nicole Mossoux entreprend une remise en cause de ces acquis à travers les arts plastiques, la pratique du mouvement avec des amateurs, et l’approfondissement de techniques telles que l’Eutonie et le Taï-Chi.
Elle rencontre en 1985 le dramaturge et metteur en scène Patrick Bonté, avec qui elle fonde la Compagnie de Théâtre-Danse Mossoux-Bonté, au sein de laquelle l’un et l’autre conçoivent des projets en alternance. Elle y est aussi interprète, notamment dans des solos comme Juste Ciel, Gradiva, Twin Houses, Light !, Kefar Nahum et Whispers.
Depuis 1999, à côté des laboratoires destinés aux professionnels de la scène, centrés sur le rapport du mouvement à la présence, à l’objet (avec Agnès Limbos), ou au costume (avec Colette Huchard), elle donne des ateliers de danse à destination des enfants autistes et psychotiques.
 
Patrick Bonté
Après des études de philosophie et lettres et d’interprétation dramatique, Patrick Bonté écrit de nombreux textes pour le théâtre, la radio et le cinéma et réalise de nombreuses mises en scène à Bruxelles, Anvers et au Québec.
Désirant se servir du théâtre pour aborder des thématiques liées à l’énigme de la présence, il cherche à inventer des langages évitant la narration textuelle, le réalisme et la psychologie.
Avec Nicole Mossoux, qu’il rencontre en 1985, il partage le désir de « créer une image scénique porteuse de sens, qui ne prétende pas détenir une vérité mais dans laquelle règne une tension liée aux contradictions dont elle est nourrie. »
Il est également directeur artistique des Brigittines.