Duo

Closing Party (arrivederci e grazie)

Alessandro Bernardeschi & Mauro Paccagnella

Création 2020 / Première

Chorégraphie, mise en scène, interprétation : Mauro Paccagnella, Alessandro Bernardeschi
Création lumière, régie lumière, régie générale : Simon Stenmans
Création sonore : Éric Ronsse
Vidéo : Stéphane Broc
Visuels © Stéphane Broc © Mauro Paccagnella

Production : Wooshing Machine
Coproduction : Charleroi danse, Les Brigittines
Soutien : Fédération Wallonie-Bruxelles
– Service de la danse, Wallonie-Bruxelles International, Wallonie-Bruxelles Théâtre-Danse

Notes du 5 mars 2020

8:00 : L’époque est sombre, presque un nouveau Moyen Âge.Nous avons deux papes et la peste.

11:00 : La radio m’informe que des hommes appartenant à Aube Dorée, avec la complicité de la police grecque, vont à la chasse aux migrants, armés et avec des chiens, à la frontière avec la Turquie. Toutes les nuits, maintenant, en Europe.

13:00 : Dance, dance, otherwise we are lost, me dit le message que j’ai trouvé dans un biscuit de la fortune. I prefere not to. 

19:00 : Le spectacle continue toujours, Mr. DeMille, we are ready for the close-up.

23:00 : Échoue encore, échoue mieux.

Au milieu de la nuit : « E allora mangia la merda » comme dit Pasolini dans Salò et les 120 journées de Sodome, son Closing Party.

Alessandro Bernardeschi

 

Après Happy Hour et El Pueblo Unido Jamás Será Vencido, les comparses Mauro Paccagnella et Alessandro Bernardeschi referment avec Closing Party la boucle de leur Trilogie de la mémoire, dite aussi Trilogie des quinquagénaires.
Fin, essoufflement, accomplissement, voire peut-être, nouveau départ. Cette polysémique « fête de clôture » présentera concomitamment personnages et performeurs, avec toute l’épaisseur et la légèreté de ce que le tandem a construit et partagé au fil des ans.
Creusant les thématiques qui leur sont chères: « le temps qui passe, les corps qui changent, la mort donc – souvent l’art parle de la mort, la chose la plus solide que la vie ait inventé, dit Cioran. Mais aussi la danse, […] une valse des adieux, un tour de manège« , relève Alessandro. Qui annonce ici la présence ou la contribution de Bach et du Velvet Underground, de Proust et de la Méditerranée, du fascisme qui arrive, des humains migrateurs, de Netflix – parmi beaucoup, beaucoup d’autres. Souvenirs intimes, mémoire collective, conscience politique : leur sillon, décidément.

 

Ven. 04.12.2020
20:00
Charleroi - Les Écuries
Spectacles
60'
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